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Glossaire

Règle des 90/180 jours

Une limite de court séjour qui vous autorise jusqu’à 90 jours sur toute période glissante de 180 jours. Le décompte se fait au fil de l’eau, sans remise à zéro à date fixe : chaque jour passé compte jusqu’à ce qu’il sorte de la fenêtre.

La règle des 90/180 jours plafonne la durée pendant laquelle vous pouvez séjourner dans une zone en tant que visiteur de court séjour. Sa version la plus connue s’applique à l’espace Schengen, où de nombreux voyageurs hors UE ne peuvent être présents plus de 90 jours sur toute période de 180 jours. C’est ainsi que l’on mesure les courts séjours avant qu’un statut de résident ne devienne nécessaire.

Ce que l’on oublie souvent, c’est le mot « glissant ». Il ne s’agit pas d’un calendrier qui se réinitialise à une date fixe. Pour un jour donné, les autorités remontent sur les 180 jours précédents et comptent ceux que vous avez passés à l’intérieur de la zone. Passé 90, vous êtes hors des clous. Les jours passés à l’étranger se libèrent à mesure qu’ils franchissent le seuil des 180 jours : votre solde évolue donc un peu chaque jour.

La France ajoute une formalité que peu de voyageurs connaissent, mais elle ne vise pas tout le monde. Le ressortissant d’un pays tiers qui arrive en France depuis un autre État Schengen, sans passer par une frontière extérieure française, peut être tenu de souscrire une déclaration d’entrée sur le territoire : l’article L. 621-3 du CESEDA en sanctionne l’absence, en renvoyant à la déclaration obligatoire prévue par l’article 22 de la convention de Schengen. L’article R. 621-4 du même code en dispense toutefois les personnes qui n’ont pas besoin de visa pour un séjour d’une durée inférieure ou égale à trois mois, ainsi que les titulaires d’un titre de séjour d’un an ou plus délivré par un État Schengen. Autrement dit, la plupart des voyageurs dispensés de visa n’ont rien à souscrire. Quand la formalité s’applique, la déclaration se dépose auprès de la police nationale, ou à défaut des services des douanes ou de la gendarmerie nationale, qui vous remettent un récépissé. Et sans cachet d’entrée ni récépissé, vous n’avez aucune preuve de la date à laquelle votre décompte a commencé.

C’est surtout déterminant quand vous changez de pays ou enchaînez les voyages. Deux longs séjours espacés de quelques mois peuvent vous faire basculer au-delà de la limite sans crier gare, alors que chacun, pris isolément, semblait sans risque. C’est dans le calcul de tête que les erreurs se glissent : notez soigneusement vos dates d’entrée et de sortie, ou utilisez un outil comme le calculateur Schengen pour visualiser vos jours restants. Franchir une frontière dans le seul but de remettre le compteur à zéro, ce que l’on appelle souvent un visa run, ne fonctionne généralement pas ici, car la fenêtre glissante continue de compter vos jours antérieurs quoi qu’il arrive.

Si vous prévoyez de rester plus longtemps que ne l’autorise la limite de court séjour, c’est le signal qu’il faut vous tourner vers un titre de séjour ou une autre voie de long séjour plutôt que d’empiler les visites. La règle exacte, la date de départ de votre décompte et la manière dont les pays hors Schengen appliquent leurs propres dispositifs 90/180 peuvent varier d’un pays à l’autre : vérifiez donc les modalités propres à votre destination. Il s’agit ici d’informations générales et non de conseils ; confirmez les détails auprès de la source officielle ou d’un professionnel de l’immigration avant de réserver.

Où cela apparaît en pratique

  • Un agent de la police aux frontières qui scanne votre passeport et recompte vos jours récents avant de vous laisser entrer ou de vous refouler.
  • La préparation d’un voyage de plusieurs mois, en réalisant qu’un séjour antérieur grignote encore vos 90 jours restants.
  • La lecture des conditions d’entrée sur le site d’un consulat ou d’une page gouvernementale dédiée aux visas, avant de déposer une demande de séjour plus long.

Passez à la pratique

Dernière vérification:

Voymo fournit des informations générales pour vous aider à organiser votre installation. Ce ne sont pas des conseils juridiques, fiscaux ou d'immigration : vérifiez toujours auprès d'une source officielle ou d'un professionnel qualifié avant d'agir.

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