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Bosnie-Herzégovine : visas, impôts et coût de la vie

Vous envisagez de vous installer en Bosnie-Herzégovine en télétravail ? Guide honnête 2026 : titres de séjour, coût de la vie, impôts, santé, banque.

Bosnie-Herzégovine : visas, impôts et coût de la vie
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Votre installation en Bosnie-Herzégovine avec un passeport de United Kingdom

  • VisiterFacileEntrée sans visa
  • NomadeMoyenPas de visa nomade, autre voie
  • M'installerMoyenRésidence sous conditions

En visite

Sans visa jusqu’à 90 jours. Voyagez avec un passeport valable pour tout le séjour, un billet retour et de quoi subvenir à vos besoins.

Validité du passeport:Votre passeport doit rester valable au moins 90 jours après la date de départ prévue et avoir été délivré il y a moins de 10 ans.

À la frontière:Passeport valable avec tampons d'entrée et de sortie. Les étrangers doivent se déclarer auprès de la police locale ou du Service for Foreigners' Affairs dans les 72 heures (les hôtels s'en chargent en général à votre place), et une preuve d'hébergement, de ressources ou de billet de continuation peut vous être demandée.

Travail à distance

Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.

Fiscalité et résidence

Vous êtes en principe résident fiscal si vous passez 183 jours ou plus dans le pays sur une année civile, ou si votre foyer et le centre de vos intérêts vitaux s'y trouvent. Les résidents sont imposés sur leurs revenus mondiaux, les non-résidents seulement sur les revenus de source bosnienne, à un taux forfaitaire estimé autour de 10 pour cent.(estimation)

Le Royaume-Uni détermine la résidence avec le Statutory Residence Test (jours passés au Royaume-Uni et liens personnels). En tant que non-résident, vous êtes en général imposé uniquement sur les revenus britanniques ; lorsqu’elle existe, une convention fiscale avec la destination décide qui impose quoi.

En pratique

Monnaie:BAM. Coût de la vie:bas.

Santé:Hors des grandes villes, le service public de santé reste inégal, et la carte EHIC n'y est pas valable. Mieux vaut donc partir avec une assurance voyage ou santé privée complète, rapatriement médical compris.

Conduite:Un permis de conduire international, en plus de votre permis national, est conseillé. Tout véhicule qui entre dans le pays doit être couvert par une assurance valable (carte verte ou assurance prise à la frontière).

Sources: Service for Foreigners' Affairs (immigration authority) · Ministry of Security: entry and stay of aliens · PwC: Bosnia and Herzegovina individual tax residence · UK FCDO: Bosnia and Herzegovina entry requirements · US State Department: Bosnia and Herzegovina travel information · GOV.UK: tax on foreign income · HMRC: double-taxation treaties

Estimations, pas des conseils. Vérifiez auprès des sources officielles avant d’agir.

Faut-il s’installer en Bosnie-Herzégovine ?

La Bosnie-Herzégovine est l’un des derniers coins vraiment bon marché d’Europe, et elle en a moins conscience qu’elle ne le devrait. Si vous gagnez votre vie en euros, en dollars ou en livres et que vous cherchez une base où une vie confortable coûte une fraction de ce qu’elle vaut à Lisbonne ou à Berlin, le pays mérite d’être pris au sérieux. Il convient aux nomades qui préfèrent le calme à l’agitation, qui aiment les montagnes et les vieilles villes ottomanes plus que les clubs de plage, et que la lenteur administrative ne rebute pas.

Trois villes tiennent lieu de points d’ancrage : Sarajevo, Mostar et Banja Luka. Sarajevo est la première étape évidente. On y marche partout, l’histoire s’y superpose par couches, la culture du café y est bien réelle, et c’est la seule ville qui offre un vrai éventail de médecins anglophones, d’espaces de coworking et de vols internationaux. Mostar est plus petite et plus jolie, mais elle se vide dès que les visiteurs d’un jour repartent. Banja Luka, dans l’entité de la Republika Srpska, est plus tranquille et encore moins chère, quoique davantage tournée vers le serbe pour la langue comme pour les papiers.

Un budget confortable pour une personne seule tourne autour de 1 000 à 1 400 EUR par mois, loyer compris, à Sarajevo, et vous vivez sur moins en dehors de la capitale. Les compromis honnêtes : les hivers sont froids et la qualité de l’air à Sarajevo peut être franchement mauvaise de novembre à février (la ville figure régulièrement parmi les plus polluées d’Europe sur cette période). Le pays est divisé en deux entités aux règles distinctes, l’administration est lente et souvent sur papier, et l’anglais se raréfie vite dès qu’on quitte le cœur touristique. Rien de tout cela n’est rédhibitoire. C’est simplement la réalité derrière les prix bas.

Coût de la vie en Bosnie-Herzégovine

Les chiffres sont l’attraction principale. D’après Numbeo, les dépenses mensuelles estimées d’une personne seule à Sarajevo avoisinent 570 EUR hors loyer, l’un des niveaux les plus bas d’Europe. Livingcost.org place la moyenne tout compris plutôt autour de 950 USD par mois, ce qui range Sarajevo dans le tiers le moins cher des villes du monde.

Côté loyer, comptez environ 400 à 650 EUR par mois pour un deux-pièces correct dans le centre de Sarajevo, moins en périphérie et nettement moins à Banja Luka ou Mostar. Les courses pour une personne tournent autour de 200 EUR par mois, et c’est à table que le pays brille vraiment : un vrai repas de cevapi avec une boisson revient à 8 à 12 EUR, et un café dans un bon établissement passe souvent sous les 2 EUR. L’abonnement mensuel aux transports est bon marché, et les taxis restent assez abordables pour que beaucoup se passent de voiture.

Ce sont des estimations qui bougent : prenez-les comme un cadre de départ et vérifiez les annonces du moment avant de vous engager. Dans les plus beaux immeubles centraux, les loyers ont grimpé à mesure que les télétravailleurs affluent.

Visa nomade numérique et séjour en Bosnie-Herzégovine

C’est ici qu’il faut de l’honnêteté plutôt qu’un titre accrocheur. Malgré le bruit médiatique, la Bosnie ne propose pas de visa nomade numérique dédié. Ce qu’elle offre à la place, c’est un système ordinaire de séjour temporaire que les télétravailleurs peuvent utiliser, et l’écart entre ces deux choses est le fait le plus important à bien saisir avant de planifier un déménagement.

La plupart des nationalités (UE, Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Australie et beaucoup d’autres) entrent sans visa et restent jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours. Cela couvre un long repérage sans le moindre papier, mais une simple entrée touristique ne vous autorise pas à vous installer durablement sur place.

Pour un séjour plus long, vous demandez un titre de séjour temporaire, accordé pour un maximum de 12 mois et renouvelable, au titre de l’un des motifs reconnus : emploi, famille, propriété, études ou, l’option la plus pratique pour un télétravailleur, la création d’une petite société locale. Des prestataires comme TaxRavens décrivent l’immatriculation d’une société (capital social minimum d’environ 500 EUR) comme la voie la plus rapide pour les entrepreneurs et les indépendants, puisqu’elle vous laisse travailler via votre propre entité locale tout en continuant à percevoir vos revenus depuis l’étranger. Quel que soit le motif choisi, attendez-vous à devoir fournir une assurance santé privée et un casier judiciaire vierge.

Le vrai plan, donc, est le suivant : venez avec le tampon des 90 jours, décidez si l’endroit vous plaît, puis déposez une demande de séjour temporaire auprès du Service des affaires étrangères (Service for Foreigners’ Affairs). Les règles diffèrent entre les deux entités et changent souvent : confirmez donc les exigences et les documents en vigueur directement auprès des autorités avant de vous fier au moindre chiffre. Notre outil de vérification du visa nomade numérique vous aide à recouper la voie qui correspond à votre nationalité et à votre situation.

Résidence fiscale et la règle des 183 jours

La logique fiscale est ici agréablement simple, du moins sur le papier. Le taux d’impôt sur le revenu affiché en Bosnie est un forfait de 10 pour cent dans la Fédération et de 8 pour cent en Republika Srpska, selon PwC. Il n’existe pas de régime spécial pour expatriés : vous relevez donc des règles ordinaires de l’entité dans laquelle vous vivez.

La règle des 183 jours est celle qu’il faut comprendre. Passez 183 jours ou plus dans le pays sur une période de 12 mois, ou faites-en votre centre des intérêts vitaux, et vous devenez en principe résident fiscal, imposé sur vos revenus mondiaux. Restez en deçà et gardez le statut de non-résident, et seuls les revenus de source bosnienne entrent dans le champ. Ce seuil interagit avec les règles de votre pays d’origine et avec toute convention fiscale, ce qui est précisément le genre de détail que les gens ratent.

Pour un lecteur qui quitte la France, un point mérite d’être clair : la France impose selon la résidence, pas selon la nationalité. Vous ne devenez pas non-résident fiscal simplement parce que vous avez fait vos valises. Il faut réellement déplacer votre foyer et le centre de vos intérêts économiques hors de France, au sens de l’article 4 B du Code général des impôts. Concrètement, l’année de votre départ, vous déposez une déclaration de départ (formulaire 2042 et, pour les revenus perçus après le départ, le 2042-NR), puis votre dossier bascule vers le Service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR), rattaché à la Direction des impôts des non-résidents à Noisy-le-Grand. Tant que ce basculement n’est pas net, le fisc français peut continuer à vous considérer comme résident et à imposer vos revenus mondiaux, même si la Bosnie vous voit déjà comme l’un des siens. Conservez vos preuves de départ (bail bosnien, attestation de séjour, factures locales) : ce sont elles qui tiennent le dossier en cas de question. Ceci relève de l’information générale, pas du conseil personnalisé : parlez à un comptable local avant de supposer que le taux forfaitaire s’applique à votre montage, et utilisez notre outil de vérification de la résidence fiscale pour réfléchir à l’endroit où vous risquez d’être considéré comme résident.

Santé et assurance

Le système public de santé existe, mais il est sous-financé et inégal, et en tant que nouvel arrivant vous vous appuierez sur le privé. La bonne nouvelle, c’est que les soins privés à Sarajevo sont à la fois bons et bon marché selon les critères occidentaux. Une consultation privée revient généralement à 40 à 100 USD, un peu plus chez les spécialistes, d’après les synthèses sur la santé des expatriés de Pacific Prime. Les médecins anglophones et les cliniques modernes sont concentrés dans la capitale, et se raréfient ailleurs.

Deux remarques pratiques. D’abord, les hôpitaux attendent ici en général un paiement d’avance : gardez donc une carte bancaire fonctionnelle et un peu de liquidités d’avance. Ensuite, la plupart des nomades souscrivent une assurance santé privée internationale, souvent dans la fourchette de 60 à 180 USD par mois selon l’âge et la couverture, qui satisfait aussi l’exigence d’assurance pour une demande de séjour. Une assurance voyage économique suffit pour un court repérage, mais passez à une vraie couverture une fois installé.

Argent, banque et installation

La monnaie est le mark convertible (KM, ou BAM), et voici un détail réellement utile : il est arrimé à l’euro à un taux fixe d’environ 1,96 KM pour 1 EUR, si bien que votre budget en euros reste prévisible, comme l’explique Monito.

Pour vos premières semaines, une carte Wise ou Revolut couvre presque tout : les cartes sont largement acceptées en ville, même si le liquide règne encore sur les marchés, dans les petites villes et dans certains cafés, alors gardez toujours des KM sur vous. L’ouverture d’un compte bancaire local se fait en personne, en agence, pas en ligne, et un vrai compte de résident réclame une adresse enregistrée, qui découle elle-même de votre titre de séjour. Les comptes de non-résident existent, mais avec des limites sur les cartes et la banque en ligne.

Le rythme d’installation que suivent la plupart des gens : arriver avec le tampon des 90 jours, louer un logement, faire enregistrer son adresse, lancer la demande de séjour, puis ouvrir le compte bancaire une fois les papiers en main. Apprenez quelques mots de la langue locale (un « hvala » chaleureux fait beaucoup d’effet), soyez patient avec les guichets, et appuyez-vous sur la petite communauté nomade, mais accueillante, de Sarajevo pour les raccourcis qu’aucune page officielle ne vous donnera.

Les chiffres sont des estimations. Vérifiez toujours la source officielle.

Questions fréquentes

Bosnie-Herzégovine : existe-t-il un visa nomade ?
Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.
Bosnie-Herzégovine : quand devient-on résident fiscal ?
Vous êtes en principe résident fiscal si vous passez 183 jours ou plus dans le pays sur une année civile, ou si votre foyer et le centre de vos intérêts vitaux s'y trouvent. Les résidents sont imposés sur leurs revenus mondiaux, les non-résidents seulement sur les revenus de source bosnienne, à un taux forfaitaire estimé autour de 10 pour cent.
Bosnie-Herzégovine : quel est le coût de la vie ?
Le coût de la vie est bas et la monnaie locale est le BAM. Considérez les chiffres comme des estimations.
Bosnie-Herzégovine : faut-il une assurance santé ?
Hors des grandes villes, le service public de santé reste inégal, et la carte EHIC n'y est pas valable. Mieux vaut donc partir avec une assurance voyage ou santé privée complète, rapatriement médical compris.
Bosnie-Herzégovine : peut-on conduire avec un permis étranger ?
Un permis de conduire international, en plus de votre permis national, est conseillé. Tout véhicule qui entre dans le pays doit être couvert par une assurance valable (carte verte ou assurance prise à la frontière).

Termes utiles à connaître

Europe : d’autres pays à explorer

Passez à la pratique

Dernière vérification: 2026-07-25

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