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Glossaire

Visa D7 (Portugal)

Visa de résidence portugais destiné aux personnes disposant de revenus stables venus de l’étranger — pensions, loyers, dividendes ou travail à distance. Il vous permet de vous installer durablement, à condition de prouver que vous subvenez à vos besoins.

On appelle parfois le D7 le visa « revenus passifs » ou le visa « retraite », mais sa portée est plus large. L’idée de fond est simple : vous démontrez au Portugal que vous percevez des revenus réguliers et continus provenant de l’étranger, adossés à une épargne suffisante, et l’on vous accorde en échange le droit de vous y installer sur le long terme. Pensions, revenus locatifs, dividendes et droits d’auteur sont tous pris en compte ; dans les faits, de nombreux travailleurs à distance et indépendants l’utilisent aussi.

S’il compte autant lorsqu’on change de pays, c’est parce que le D7 ouvre une trajectoire, et pas seulement un séjour. Il prend généralement la forme d’un titre de séjour renouvelable qui, au fil de quelques années, peut mener vers la résidence permanente puis, à terme, la nationalité. Cela le distingue nettement d’un arrangement de courte durée : vous vous enracinez, vous devenez résident fiscal et vous intégrez les systèmes de santé et bancaire locaux.

Le piège est double, et beaucoup le manquent. D’abord, le D7 attend de vous que vous viviez réellement au Portugal : il existe des durées de séjour minimales, ce n’est donc pas une solution « sur le papier » comme peuvent le laisser croire certaines voies d’investissement. Ensuite, devenir résident là-bas vous rend le plus souvent résident fiscal portugais, ce qui change le traitement de vos revenus mondiaux. Pour qui part de France, un point se révèle décisif : obtenir le visa ne suffit pas à rompre votre résidence fiscale française. Au sens de l’article 4 B du CGI, vous restez résident de France tant que votre foyer ou votre lieu de séjour principal y demeure, si vous y exercez votre activité principale, ou encore si la France reste le centre de vos intérêts économiques. Autrement dit, il faut déplacer votre vie réelle, pas seulement décrocher un titre : signalez votre départ à votre centre des finances publiques et déposez la dernière déclaration de revenus avant le transfert de votre domicile. Côté portugais, certains nouveaux arrivants se tournent vers le régime NHR (résident non habituel), mais ses conditions et avantages se sont resserrés au fil du temps : ne présumez pas que la version dont vous avez entendu parler l’an dernier s’applique encore.

Concrètement, la demande repose en grande partie sur les justificatifs. Il vous faudra démontrer des revenus réguliers dans la durée ainsi qu’une épargne, et c’est là qu’intervient le justificatif de ressources — relevés bancaires, contrats et avis d’imposition, pas la simple capture d’écran d’un bon mois. Les seuils de revenus sont souvent indexés sur le salaire minimum portugais et augmentent si vous emmenez votre famille : vérifiez donc le montant en vigueur plutôt qu’un vieil article de blog. Si vous hésitez entre le D7 et une voie pensée pour le travail à distance, comparez-le à un visa nomade numérique à l’aide du comparateur de visas. Ces informations sont d’ordre général et ne constituent pas un conseil : confirmez les règles en vigueur auprès des services consulaires officiels du Portugal ou d’un professionnel de l’immigration avant de vous engager.

Où vous le rencontrerez

  • Devant la liste de pièces du consulat, à réunir douze mois de relevés bancaires et un justificatif de revenus stables avant votre rendez-vous.
  • En louant ou en signant un logement au Portugal, parce que votre demande exige une adresse et un endroit où vous vivrez réellement.
  • En échangeant avec un conseiller fiscal sur le transfert de votre domicile hors de France au sens de l’article 4 B du CGI, votre passage au statut de résident fiscal portugais, et l’application éventuelle d’un allègement de type NHR à votre cas.

Passez à la pratique

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