Glossaire
Carte CEAM (EHIC)
La carte CEAM (Carte européenne d’assurance maladie) et la GHIC britannique vous donnent accès aux soins publics dans les pays de l’UE au même tarif qu’un résident local — souvent gratuits ou peu coûteux — lors de séjours temporaires.
La CEAM est la Carte européenne d’assurance maladie, délivrée aux personnes couvertes par un régime public de santé dans l’UE (et, dans bien des cas, l’ensemble de l’EEE ainsi que la Suisse). La GHIC en est l’équivalent britannique, créé après le Brexit. Les deux cartes vous permettent de recourir aux soins publics d’un autre pays participant aux mêmes conditions qu’un local : vous payez ce que paierait un résident, c’est-à-dire parfois rien, parfois un modeste ticket modérateur.
Cela devient déterminant dès que vous franchissez une frontière pour autre chose que des vacances. Si vous tombez malade ou avez un accident lors d’un séjour temporaire, la carte couvre les soins médicalement nécessaires dans le système public — y compris la prise en charge d’une affection chronique ou les besoins liés à une grossesse qui surviennent sur place. Elle est rattachée au pays où vous êtes assuré, et non à votre nationalité : la carte que vous détenez dépend donc du régime qui vous couvre actuellement.
Voici le piège que la plupart des gens oublient : une carte n’est ni une assurance voyage ni un substitut à une assurance santé nomade. Elle ne fonctionne que dans les établissements publics. Elle ne rembourse pas les cliniques privées, ne vous rapatrie pas et cesse de s’appliquer dès lors que vous déménagez réellement et n’êtes plus couvert par le pays émetteur. Les déplacements effectués exprès pour se faire soigner n’entrent pas non plus dans la couverture.
Côté français, un détail vaut la peine d’être connu. La CEAM est délivrée gratuitement par votre CPAM, mais pour une durée de deux ans seulement, et elle ne vaut que tant que vous restez affilié à la Sécurité sociale française. Le jour où vous vous installez durablement dans un autre pays de l’UE, vous quittez le régime français : la CPAM vous radie, votre carte n’a plus de valeur, et c’est la caisse de votre nouveau pays de résidence qui vous en remet une. L’exception classique, c’est le retraité ou le travailleur détaché qui reste à la charge de la France : il obtient le formulaire S1, le fait enregistrer auprès du système de santé local, et continue de relever d’une CEAM française. Pour des séjours plus longs ou un travail à l’étranger, votre situation peut relever des règles entourant le certificat A1, et il vous faudra généralement souscrire en plus une assurance médicale de voyage pour combler les vides. Si vous pesez le pour et le contre, le comparateur d’assurances peut vous aider à y voir clair.
Les pays qui acceptent réellement la carte, ce qui est considéré comme « médicalement nécessaire » et les éventuels tickets modérateurs varient tous d’un pays à l’autre : vérifiez donc avant de vous y fier. Ces informations sont d’ordre général et ne constituent pas un conseil — confirmez les détails auprès de l’organisme émetteur officiel (en France, votre CPAM sur ameli.fr) ou d’un professionnel avant de partir ou de vous installer.
Où vous le rencontrerez
- Au moment de demander ou de renouveler votre carte gratuite auprès du service public de santé de votre pays (en France, l’Assurance Maladie) avant un voyage.
- En présentant la carte à l’hôpital ou en pharmacie à l’étranger pour être facturé au tarif public local plutôt qu’au prix fort.
- En réalisant chez le médecin que la carte ne couvre ni une clinique privée ni votre vol de retour, et en vous tournant alors vers votre assurance voyage.