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Arabie saoudite : visas, impôts et coût de la vie

S'installer en Arabie saoudite en télétravail : pas de visa nomade, mais la Premium Residency, un salaire net d'impôt, coûts réels, santé et banque.

Arabie saoudite : visas, impôts et coût de la vie
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United KingdomArabie saoudite

Votre installation en Arabie saoudite avec un passeport de United Kingdom

  • VisiterAssez facileVisa à l’arrivée, e-visa ou autorisation de voyage (ETA)
  • NomadeMoyenPas de visa nomade, autre voie
  • M'installerMoyenRésidence sous conditions

En visite

Vous pouvez obtenir un visa à l’arrivée. Prévoyez les frais et les documents demandés à la frontière, et vérifiez les règles à jour avant de partir.

Validité du passeport:Passeport valable au moins 6 mois à compter de votre date d'entrée.

À la frontière:eVisa touristique ou exemption applicable, ainsi que le passeport ayant servi à la demande. Un justificatif de ressources peut vous être demandé.

Travail à distance

Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.

Fiscalité et résidence

Vous êtes en général considéré comme résident fiscal dès que vous passez environ 183 jours ou plus dans le royaume sur une année. Cela dit, l'Arabie saoudite ne prélève aucun impôt sur le revenu des personnes physiques, ni pour les résidents ni pour les non-résidents, si bien que les revenus étrangers échappent le plus souvent à l'impôt.(estimation)

Le Royaume-Uni détermine la résidence avec le Statutory Residence Test (jours passés au Royaume-Uni et liens personnels). En tant que non-résident, vous êtes en général imposé uniquement sur les revenus britanniques ; lorsqu’elle existe, une convention fiscale avec la destination décide qui impose quoi.

En pratique

Monnaie:SAR. Coût de la vie:moyen.

Santé:L'assurance santé est obligatoire pour les résidents et rattachée au permis de résidence Iqama. Pour les courts séjours, une couverture d'urgence de base est comprise dans le prix du visa touristique.

Conduite:Pour un court séjour, mieux vaut emporter un permis de conduire international en complément de votre permis national. Les résidents, eux, doivent obtenir un permis saoudien.

Sources: Saudi eVisa official portal · ZATCA (Zakat, Tax and Customs Authority) · ZATCA Tax Residency Certificate · UK FCDO Saudi Arabia entry requirements · GOV.UK: tax on foreign income · HMRC: double-taxation treaties

Estimations, pas des conseils. Vérifiez auprès des sources officielles avant d’agir.

Faut-il vraiment s’installer en Arabie saoudite ?

Soyons honnêtes d’emblée : l’Arabie saoudite n’est pas un pays où l’on atterrit par hasard, sac au dos, l’âme vagabonde. Il n’existe aucun visa nomade numérique, la culture est conservatrice, et la chaleur estivale de Riyad dépasse régulièrement les 45 °C. Alors, à qui ce pays s’adresse-t-il vraiment ? À des gens qui ont une raison concrète d’être là. En clair : une offre d’emploi, une mutation, une entreprise que vous montez à l’intérieur du Royaume, ou un vrai capital que vous voulez faire fructifier sans impôt. Si c’est votre cas, l’argument est solide : zéro impôt sur le revenu du salaire, des rémunérations élevées dans la tech et le BTP, et un pays qui se reconstruit à vue d’œil sous la bannière Vision 2030.

Les deux pôles sont Riyad (la capitale : rapide, corporate, enclavée) et Djeddah (côtière, plus ancienne, un peu plus détendue, porte ouverte sur la mer Rouge). Un célibataire actif devrait prévoir de l’ordre de 8 000 à 12 000 SAR par mois (environ 2 100 à 3 200 USD) une fois le loyer réglé, davantage s’il vise un compound à l’occidentale avec piscine et salle de sport. Les contreparties sont réelles et méritent d’être nommées : l’alcool est interdit, le rythme des changements de loi donne le vertige (une règle vraie l’an dernier peut ne plus l’être cette année), l’arabe pilote toujours l’administration même si l’anglais est courant dans les affaires, et le système politique est ce qu’il est. En face, vous gagnez la sécurité, des infrastructures flambant neuves et un taux d’épargne difficile à égaler ailleurs.

Le coût de la vie en Arabie saoudite

Le logement est le grand levier. Un studio ou un deux-pièces au centre de Riyad coûte grosso modo 2 500 à 4 000 SAR par mois, un peu moins en périphérie, d’après l’indice Numbeo de Riyad et l’analyse 2026 de Wise. Les compounds (ces résidences fermées à l’occidentale vers lesquelles la plupart des expatriés gravitent) coûtent nettement plus cher, mais ils intègrent les équipements et une vie sociale toute prête.

Les courses restent modérées. Comptez environ 500 à 900 SAR par mois pour une personne si vous achetez avec bon sens, davantage si vous multipliez les marques occidentales importées. C’est au restaurant que l’Arabie saoudite surprend : un repas simple tourne autour de 25 à 40 SAR, tandis qu’un dîner pour deux dans un établissement de milieu de gamme se situe entre 120 et 200 SAR. L’essence est célèbre pour son prix dérisoire, et la voiture est quasi indispensable à Riyad, car les transports publics restent balbutiants (le nouveau métro apporte un vrai plus, mais il ne dessert pas encore tout). Au total, un adulte seul dépense en général 6 500 à 9 000 SAR par mois, loyer compris. Traitez chaque chiffre comme un point de départ et vérifiez avant de vous engager.

La Premium Residency saoudienne et l’entrée sur le territoire

Disons-le platement : il n’y a pas de visa nomade numérique. Si quelqu’un vous affirme le contraire, il vous vend quelque chose. Vos vraies portes d’entrée sont au nombre de trois.

La plupart des gens arrivent avec un visa de travail parrainé par l’employeur, adossé à un iqama (le permis de séjour) que votre entreprise met en place. C’est la voie standard, celle qui s’accompagne d’un salaire et, en général, d’une assurance santé.

L’alternative vedette, c’est la Premium Residency, présentée comme la « carte verte saoudienne » et lancée en 2019 dans le cadre de Vision 2030. Elle vous permet de vivre, de travailler et d’acheter un bien sans parrain local. Selon le guide 2026 d’Immigrant Invest, les deux formules phares sont une option annuelle renouvelable autour de 100 000 SAR par an et une option permanente en un seul versement proche de 800 000 SAR (environ 213 000 USD). Il existe aussi des filières thématiques moins chères (investisseur, entrepreneur, talent spécial, propriétaire immobilier), avec des frais de dossier plus faibles mais de vrais seuils d’éligibilité, comme un investissement immobilier d’environ 4 millions de SAR. C’est un engagement financier sérieux, pas une virée de routard.

Troisième voie, l’eVisa touristique couvre désormais quelque 66 pays et reste valable un an, avec des séjours pouvant aller jusqu’à 90 jours, d’après Nomad Lawyer. Pratique pour venir repérer les lieux, mais il sert uniquement au tourisme et n’autorise aucun travail local. Pour voir comment votre nationalité se positionne face à ces voies, passez par notre vérificateur de visa nomade numérique avant de réserver quoi que ce soit.

Résidence fiscale et la règle des 183 jours

C’est le passage qui réveille l’attention. L’Arabie saoudite ne prélève aucun impôt sur le revenu du travail, pour les citoyens comme pour les étrangers, ce que confirme le résumé fiscal de PwC. Votre salaire arrive entier. Ce seul fait explique pourquoi tant de hauts revenus tolèrent les contraintes.

Côté résidence, le test est le grand classique : vous êtes en général considéré comme résident fiscal saoudien si vous passez au moins 183 jours dans le Royaume sur une année fiscale, ou 30 jours si vous y détenez un foyer permanent, selon PwC. Les jours n’ont pas besoin d’être consécutifs. Le piège qui fait trébucher, c’est le pays que vous quittez : franchir la barre des 183 jours en Arabie saoudite ne met pas fin, à lui seul, à votre résidence fiscale d’origine, et certains pays continuent de vous imposer sur vos revenus mondiaux tant que vous n’avez pas coupé les liens formellement.

Pour un lecteur qui part de France, la logique est têtue : la France impose selon le domicile fiscal (article 4 B du Code général des impôts), pas selon la nationalité. Tant que votre foyer, votre lieu de séjour principal ou le centre de vos intérêts économiques reste en France, le fisc continue de vous taxer sur l’ensemble de vos revenus, où qu’ils soient gagnés. Devenir non-résident fiscal ne se décrète pas : il faut réellement déplacer ce centre de gravité, déménager votre foyer, prévenir votre centre des finances publiques et déposer une dernière déclaration l’année du départ. Votre dossier bascule alors vers le Service des Impôts des Particuliers Non-Résidents, héritier du Centre des Impôts des Non-Résidents, qui gère les personnes domiciliées hors de France. Surveillez aussi l’exit tax, qui peut frapper les plus-values latentes des gros portefeuilles au moment même où vous pliez bagage.

Les revenus d’entreprise relèvent d’une tout autre logique (les sociétés à capitaux étrangers supportent un impôt sur les sociétés d’environ 20 %), donc cette section relève de la pédagogie, pas du conseil. Modélisez votre propre situation avec notre outil de résidence fiscale, et parlez à un comptable spécialisé en fiscalité transfrontalière avant de déplacer le moindre euro.

Santé et assurance

L’Arabie saoudite dispose d’un secteur privé de santé solide, et pour les expatriés il est de fait obligatoire : les employeurs sont légalement tenus d’assurer leur personnel étranger, et les titulaires d’un parrainage personnel ou d’une Premium Residency doivent souscrire une police agréée pour satisfaire aux règles de séjour, d’après Expatica. Le système public existe, mais il est tourné vers les citoyens ; les expatriés vivent donc dans la voie privée.

La qualité des soins dans les grandes villes est réellement bonne. Parmi les hôpitaux privés bien notés figurent le Dr. Sulaiman Al Habib Medical Group, le Kingdom Hospital dans le Quartier diplomatique de Riyad, et le Saudi German Hospital, tous habitués aux patients anglophones. Côté tarif, Alea et les courtiers locaux situent les primes annuelles individuelles entre environ 1 800 SAR pour une formule de base et plus de 25 000 SAR pour une couverture familiale complète, selon l’âge, le niveau de réseau et les choix de franchise. Lisez la liste du réseau avec attention : une formule bon marché qui exclut l’hôpital le plus proche de chez vous est une fausse économie.

Argent, banque et installation

Vous ne pouvez généralement pas ouvrir un vrai compte local avant d’avoir votre iqama ; vos premières semaines tournent donc sur votre carte du pays d’origine et un peu de liquide. Une fois l’iqama délivré, des banques comme Al Rajhi, SNB et Riyad Bank vous ouvrent un compte, souvent depuis leur application, avec une copie de votre iqama et, en général, une lettre de non-objection (NOC) de votre employeur précisant votre salaire, d’après le guide bancaire d’Expatica. Vous recevrez une carte de débit mada, le réseau de paiement national accepté à peu près partout, et Apple Pay est largement pris en charge. STC Pay est un portefeuille bien pratique pour les petits virements et les factures.

Conseil pour les premières semaines : réglez l’iqama vite, car tout en dépend (banque, carte SIM, location de voiture, bail longue durée). Prenez un numéro local tôt, gardez des copies numériques de chaque document, et appuyez-vous sur les RH ou le PRO de votre employeur, dont le métier consiste précisément à vous faire traverser la paperasse. Attendez-vous à une bureaucratie lente et tamponnée, et à une culture quotidienne chaleureuse et accueillante, en même temps. Les deux sont vraies.

Les chiffres sont des estimations. Vérifiez toujours la source officielle.

Questions fréquentes

Arabie saoudite : existe-t-il un visa nomade ?
Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.
Arabie saoudite : quand devient-on résident fiscal ?
Vous êtes en général considéré comme résident fiscal dès que vous passez environ 183 jours ou plus dans le royaume sur une année. Cela dit, l'Arabie saoudite ne prélève aucun impôt sur le revenu des personnes physiques, ni pour les résidents ni pour les non-résidents, si bien que les revenus étrangers échappent le plus souvent à l'impôt.
Arabie saoudite : quel est le coût de la vie ?
Le coût de la vie est moyen et la monnaie locale est le SAR. Considérez les chiffres comme des estimations.
Arabie saoudite : faut-il une assurance santé ?
L'assurance santé est obligatoire pour les résidents et rattachée au permis de résidence Iqama. Pour les courts séjours, une couverture d'urgence de base est comprise dans le prix du visa touristique.
Arabie saoudite : peut-on conduire avec un permis étranger ?
Pour un court séjour, mieux vaut emporter un permis de conduire international en complément de votre permis national. Les résidents, eux, doivent obtenir un permis saoudien.

Termes utiles à connaître

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Passez à la pratique

Dernière vérification: 2026-07-25

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