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Monaco : visas, impôts et coût de la vie

S'installer à Monaco en télétravail : guide honnête sur les coûts, la résidence sans visa nomade, l'impôt zéro, la santé et la banque privée.

Monaco : visas, impôts et coût de la vie
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Votre installation en Monaco avec un passeport de United Kingdom

  • VisiterFacileEntrée sans visa
  • NomadeMoyenPas de visa nomade, autre voie
  • M'installerMoyenRésidence sous conditions

En visite

Sans visa jusqu’à 90 jours. Voyagez avec un passeport valable pour tout le séjour, un billet retour et de quoi subvenir à vos besoins.

Validité du passeport:Le passeport doit avoir été délivré depuis moins de 10 ans et rester valable au moins 3 mois après la date prévue de votre départ de l'espace Schengen.

À noter:L'autorisation de voyage préalable ETIAS devrait devenir obligatoire pour les visiteurs hors UE exemptés de visa qui entrent dans l'espace Schengen (Monaco compris, via la France). Sa mise en place est attendue à partir de fin 2026. À confirmer avant de partir.

À la frontière:Passeport valide (et un visa Schengen si votre nationalité l'exige). Monaco n'a pas de poste frontière : on y accède par la France.

Travail à distance

Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.

Fiscalité et résidence

Monaco ne prélève aucun impôt sur le revenu des personnes physiques résidentes (les ressortissants français y font exception, en vertu de la convention franco-monégasque de 1963). Pour devenir résident fiscal, il faut en général un titre de séjour et une installation réelle dans la Principauté. Les revenus de source étrangère perçus à l'étranger n'y sont, en principe, pas imposés.(estimation)

Le Royaume-Uni détermine la résidence avec le Statutory Residence Test (jours passés au Royaume-Uni et liens personnels). En tant que non-résident, vous êtes en général imposé uniquement sur les revenus britanniques ; lorsqu’elle existe, une convention fiscale avec la destination décide qui impose quoi.

En pratique

Monnaie:EUR. Coût de la vie:élevé.

Santé:Toute personne qui réside à Monaco doit, par obligation légale, disposer d'une assurance santé valide. Les nouveaux résidents ne sont pas couverts d'office et doivent souscrire une couverture privée, sauf s'ils sont affiliés aux Caisses Sociales de Monaco au titre d'un emploi monégasque.

Conduite:Les visiteurs hors UE ont intérêt à se munir d'un permis de conduire international, en complément de leur permis national. Les permis de l'UE/EEE sont reconnus.

Sources: Monaco Government, Tax in Monaco · Monaco Government, How to apply for a residence permit · Monaco Government, Health insurance funds in Monaco · Monaco Embassy in France, Visiting Monaco · UK Government, Monaco entry requirements · GOV.UK: tax on foreign income · HMRC: double-taxation treaties

Estimations, pas des conseils. Vérifiez auprès des sources officielles avant d’agir.

Faut-il vraiment s’installer à Monaco ?

Soyons clairs tout de suite : Monaco n’est pas une destination de nomade. C’est un choix de patrimoine, posé par hasard sur un très beau bout de côte. Si vous financez votre mode de vie nomade avec un salaire ordinaire, ce pays n’est pas fait pour vous, et aucune astuce de planification n’y changera rien. Si vous avez un vrai capital derrière vous et que vous cherchez une base ultra-sûre, très peu fiscalisée, à une heure de l’aéroport de Nice, là ça commence à avoir du sens.

Tout le pays occupe une surface plus petite que Central Park à New York. Environ 38 000 personnes vivent tassées sur deux kilomètres carrés, ce qui en fait le pays le plus densément peuplé de la planète (Wikipedia). Il n’y a pas vraiment de « quartiers » entre lesquels hésiter : vous choisissez un immeuble. Monte-Carlo, c’est le casino, les grands hôtels et le port. La Condamine, autour du port Hercule, est un peu plus quotidienne. Fontvieille, bâtie sur des terres gagnées sur la mer, est plus calme et plus récente. Tout se fait à pied, et les ascenseurs et escalators publics gratuits qui relient les collines sont un détail franchement agréable une fois qu’on s’y habitue.

Budgétez honnêtement. Une fois le loyer intégré, une personne seule doit compter entre 9 000 et 10 000 EUR par mois pour vivre modestement ici (Numbeo). Les contreparties sont réelles. C’est sûr au point de se sentir surveillé, parce que ça l’est plus ou moins, avec l’une des plus fortes densités de police et de caméras au monde. Le bon côté : les gens laissent leur ordinateur sur la table d’un café. Les mauvais côtés : l’espace (vous en avez très peu), le trafic et le bruit des chantiers (permanent), et une certaine impression d’étouffement si les yachts et les montres ne vous parlent pas. Le français est la langue officielle, même si vous entendrez de l’italien et de l’anglais partout.

Le coût de la vie à Monaco

Le loyer, c’est là que tout se joue, et les chiffres donnent le vertige. Un deux-pièces en centre-ville tourne autour de 8 000 EUR par mois, et s’éloigner vers la périphérie de la principauté n’y change presque rien, à environ 7 400 EUR (Numbeo, juin 2026). Ce sont des estimations et le marché est étroit, donc les vraies annonces varient beaucoup. À l’achat, c’est pire : Monaco occupe régulièrement le haut des classements mondiaux du prix au mètre carré.

Au quotidien, les courses sont chères sans être délirantes si vous faites comme les gens d’ici : le lait autour de 1,60 EUR le litre, le pain près de 3 EUR la miche, le blanc de poulet environ 15 EUR le kilo. Les charges d’un petit logement approchent 380 EUR par mois. C’est au restaurant que les deux Monaco se révèlent. Un déjeuner simple coûte à peu près 20 EUR, tandis qu’un dîner à trois plats pour deux, dans un établissement de gamme moyenne, tourne autour de 150 EUR avant les boissons. Vous pouvez manger pour pas cher si vous êtes discipliné, mais tout l’environnement vous pousse dans l’autre sens. Traitez chaque chiffre ici comme une estimation sourcée et chiffrez votre propre liste avant de vous engager.

Résidence et entrée à Monaco (il n’existe aucun visa nomade numérique)

Disons-le simplement : Monaco n’a pas de visa nomade numérique, et n’en a jamais eu. Inutile d’en chercher un. La seule vraie porte d’entrée, c’est la résidence, et la résidence s’obtient avec de l’argent, pas avec un travail à distance.

L’exigence centrale, c’est de prouver que vous pouvez subvenir à vos besoins sans emploi local, en général en déposant une somme importante dans une banque monégasque. Les conseillers citent souvent un montant d’environ 500 000 EUR placé dans une banque locale, même si chaque banque fixe son propre seuil et en demande souvent davantage (Henley & Partners). Il vous faut aussi un logement (un titre de propriété, un bail ou une attestation d’hébergement) avant de pouvoir déposer votre demande.

Les étapes, en gros : les ressortissants hors Union européenne obtiennent d’abord un visa français de long séjour de type D auprès d’un consulat de France, car Monaco se situe dans le périmètre des visas français. Vous ouvrez ensuite le compte bancaire, sécurisez le logement, puis demandez la carte de séjour auprès des autorités monégasques. La première carte est temporaire et se renouvelle chaque année, puis évolue au fil des ans vers une carte de résident ordinaire et, seulement après dix ans de résidence effective, vers une carte de résident privilégié (gouv.mc). Monaco n’est pas membre de l’espace Schengen mais fonctionne de fait comme s’il en faisait partie, grâce à sa frontière ouverte avec la France : votre carte vous laisse donc circuler librement dans la zone. Si vous comparez ce choix avec des pays qui offrent, eux, une vraie voie nomade, notre comparateur de visas nomades numériques permet de voir rapidement les options réalistes côte à côte.

Résidence fiscale et la règle des 183 jours

Sur le principe, c’est vrai : Monaco ne prélève aucun impôt sur le revenu des résidents depuis 1869, et il n’y a ni impôt sur les plus-values ni impôt sur la fortune (Wikipedia). C’est tout l’attrait pour la plupart des gens qui s’y installent.

Les pièges comptent plus que le principe. Les Français sont la fameuse exception : en vertu d’une convention franco-monégasque ancienne, la plupart des citoyens français installés à Monaco après 1962 paient toujours l’impôt français sur le revenu comme s’ils vivaient en France. Et pour un Français qui part pour de bon, la mécanique de sortie mérite qu’on s’y arrête. Devenir non-résident fiscal ne se décrète pas : vous devez déplacer votre foyer, votre activité et le centre de vos intérêts hors de France, puis le déclarer à l’administration. Concrètement, l’année du départ, vous déposez une dernière déclaration auprès de votre centre habituel, puis vous basculez au service des impôts des particuliers non-résidents (à Noisy-le-Grand), qui devient votre interlocuteur unique. La France impose sur la résidence, pas sur la nationalité : tant que le fisc considère que votre foyer reste en France, il peut vous taxer sur vos revenus mondiaux, carte monégasque ou pas. Et pour les Français justement, la convention de 1963 neutralise de toute façon une bonne partie de l’avantage, puisqu’ils restent traités comme des résidents.

La résidence fiscale n’est donc pas automatique du simple fait que vous détenez une carte. La règle empirique la plus citée, c’est celle des 183 jours, passer plus de la moitié de l’année dans un pays, mais votre ancien pays peut aussi regarder où se trouvent réellement votre logement, votre famille et votre centre de vie, pas seulement le compte des jours. Quitter proprement un pays à forte fiscalité est souvent plus difficile qu’arriver à Monaco. Ceci est informatif, pas un conseil : votre cas peut basculer sur la formulation d’un traité et sur une seule clause d’exit tax. Esquissez le tableau avec notre test de résidence fiscale, puis payez un spécialiste du transfrontalier avant de déplacer le moindre euro.

Santé et assurance

Les soins à Monaco sont excellents et le système est généreux. Les résidents qui travaillent ou cotisent relèvent de la Caisse de Compensation des Services Sociaux (CCSS), qui rembourse environ 80 % à 100 % des frais médicaux, des médicaments, des soins dentaires et des séjours à l’hôpital (Wikipedia). Les cotisations sont élevées côté employeur, donc le modèle suppose que vous êtes soit salarié sur place, soit couvert autrement.

L’institution de référence, c’est le Centre Hospitalier Princesse Grace (CHPG), l’hôpital public d’environ 630 lits, adossé à un centre cardiothoracique très réputé. Les résultats figurent parmi les meilleurs au monde, avec une espérance de vie proche de 90 ans. Si vous vivez de votre capital plutôt que d’un salaire local, vous n’entrerez probablement pas proprement dans la CCSS : la plupart des résidents sans emploi souscrivent donc une assurance santé internationale privée et complète dès leur arrivée. Prévoyez cette ligne comme un poste fixe et non négligeable, et vérifiez que le contrat couvre à la fois Monaco et la France voisine, car beaucoup des spécialistes et des cliniques que vous utiliserez se trouvent juste de l’autre côté de la frontière, à Nice.

Argent, banque et installation

La banque est la porte que vous franchissez en premier, pas en dernier. Comme la résidence dépend de ce gros dépôt local, ouvrir un compte monégasque est en réalité l’étape numéro un, et c’est une vraie relation de banque privée, pas une inscription rapide sur une appli. Attendez-vous à une vraie vérification : justificatifs d’origine des fonds, références, et patience. Entamez les discussions avec les banques des mois avant votre installation prévue, car ce sont elles, et non le gouvernement, qui fixent souvent la vraie barre financière.

Pour les dépenses courantes, les cartes européennes et les applis multidevises habituelles fonctionnent sans souci à Monaco comme en France, vous n’êtes donc pas bloqué. Gardez en tête qu’une bonne partie de la vie ordinaire déborde côté français : supermarchés moins chers, hôpitaux plus grands, l’aéroport, un peu d’espace pour respirer le week-end. Déclarez votre adresse, lancez tôt la procédure de carte de séjour, et prévoyez de l’aide francophone pour l’administratif, car la paperasse est formelle et sans pitié même quand les gens sont aimables. Premières semaines : réglez la banque, signez le bail, prenez le rendez-vous de résidence, et souscrivez une bonne couverture santé privée avant toute autre chose.

Les chiffres sont des estimations. Vérifiez toujours la source officielle.

Questions fréquentes

Monaco : existe-t-il un visa nomade ?
Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.
Monaco : quand devient-on résident fiscal ?
Monaco ne prélève aucun impôt sur le revenu des personnes physiques résidentes (les ressortissants français y font exception, en vertu de la convention franco-monégasque de 1963). Pour devenir résident fiscal, il faut en général un titre de séjour et une installation réelle dans la Principauté. Les revenus de source étrangère perçus à l'étranger n'y sont, en principe, pas imposés.
Monaco : quel est le coût de la vie ?
Le coût de la vie est élevé et la monnaie locale est le EUR. Considérez les chiffres comme des estimations.
Monaco : faut-il une assurance santé ?
Toute personne qui réside à Monaco doit, par obligation légale, disposer d'une assurance santé valide. Les nouveaux résidents ne sont pas couverts d'office et doivent souscrire une couverture privée, sauf s'ils sont affiliés aux Caisses Sociales de Monaco au titre d'un emploi monégasque.
Monaco : peut-on conduire avec un permis étranger ?
Les visiteurs hors UE ont intérêt à se munir d'un permis de conduire international, en complément de leur permis national. Les permis de l'UE/EEE sont reconnus.

Termes utiles à connaître

Europe : d’autres pays à explorer

Passez à la pratique

Dernière vérification: 2026-07-25

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