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Mongolie : visas, impôts et coût de la vie

S'installer en Mongolie en télétravail : coûts réels, absence de visa nomade, règle des 183 jours, santé et vie à Oulan-Bator.

Mongolie : visas, impôts et coût de la vie
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Votre installation en Mongolie avec un passeport de United Kingdom

  • VisiterDifficileAu-delà du séjour sans visa
  • NomadeMoyenPas de visa nomade, autre voie
  • M'installerMoyenRésidence sous conditions

En visite

Sans visa jusqu’à 30 jours. Voyagez avec un passeport valable pour tout le séjour, un billet retour et de quoi subvenir à vos besoins.

Validité du passeport:Passeport généralement valable au moins 6 mois à compter de l'arrivée.

À noter:Un régime temporaire d'exemption de visa pour 34 pays majoritairement européens (séjours touristiques de 30 jours) doit expirer le 31 December 2026 sauf nouvelle prolongation.

À la frontière:Un billet de continuation ou de retour peut être demandé ; tous les ressortissants étrangers doivent s'enregistrer auprès de l'Immigration Agency dans les premiers jours de leur séjour (souvent cité comme 48 heures pour les séjours prolongés).

Travail à distance

Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.

Fiscalité et résidence

Vous êtes probablement résident fiscal si vous séjournez plus de 183 jours sur une période de 12 mois consécutifs ; au-delà, la Mongolie impose généralement les revenus mondiaux, y compris les salaires de source étrangère.(estimation)

Le Royaume-Uni détermine la résidence avec le Statutory Residence Test (jours passés au Royaume-Uni et liens personnels). En tant que non-résident, vous êtes en général imposé uniquement sur les revenus britanniques ; lorsqu’elle existe, une convention fiscale avec la destination décide qui impose quoi.

En pratique

Monnaie:MNT. Coût de la vie:bas.

Santé:Les soins publics sont limités en dehors d'Oulan-Bator et les étrangers paient en espèces, c'est pourquoi une assurance complète incluant le rapatriement sanitaire est vivement conseillée.

Conduite:Munissez-vous d'un permis de conduire international de la Convention de Vienne de 1968 ; les permis Genève de 1949 (par exemple ceux des États-Unis et du Canada) peuvent ne pas être acceptés sans une traduction mongole certifiée, et l'assurance automobile est obligatoire.

Sources: Immigration Agency of Mongolia · Mongolian Tax Administration · Bank of Mongolia (currency) · US State Dept Mongolia travel information · GOV.UK: tax on foreign income · HMRC: double-taxation treaties

Estimations, pas des conseils. Vérifiez auprès des sources officielles avant d’agir.

Faut-il s’installer en Mongolie ?

Soyons honnêtes d’emblée : presque personne ne s’installe en Mongolie par hasard. Le pays n’est pas sur le circuit habituel des nomades, il n’y a pas la moindre plage, et les hivers sont d’une rudesse bien réelle. Mais si vous cherchez un endroit brut, bon marché, qui ne ressemble à rien de ce que vous connaissez, Oulan-Bator (la capitale, qui abrite près de la moitié de la population du pays) récompense les curieux.

Ce déménagement convient à un profil précis : le travailleur à distance autonome, qui aime l’esprit pionnier, n’a pas besoin d’une grosse communauté d’expatriés et sait affronter un vrai hiver. Il convient aux personnes déjà actives dans les mines, l’exploration minière, le développement ou le commerce en Asie centrale. Il ne convient à personne qui veut un confort clé en main, un climat doux ou un visa long séjour facile à obtenir.

C’est à Oulan-Bator que vous vivrez. La ville est dense, chaotique, et s’améliore vite, avec une offre de cafés et d’espaces de coworking en pleine croissance, une 4G correcte et une 5G qui s’étend, ainsi que la fibre dans les immeubles récents. La pollution de l’air en hiver est sévère (la fumée de charbon stagne au-dessus de la ville), et la circulation est éprouvante. Hors de la capitale, la connectivité s’appauvrit vite, même si le réseau mobile porte étonnamment loin à travers la steppe.

Un travailleur à distance seul peut vivre confortablement avec environ 1 200 à 1 800 USD par mois, appartement correct en centre-ville compris. Les compromis sont réels : la barrière de la langue est forte (le mongol s’écrit en cyrillique, l’anglais reste rare hors du tourisme), la bureaucratie est lente, et un problème de santé sérieux se règle souvent en prenant l’avion. Venez pour l’étrangeté et le rapport qualité-prix, pas pour la commodité.

Coût de la vie en Mongolie

La Mongolie est bon marché selon tous les critères occidentaux, et le tugrik (MNT) est resté faible, ce qui fait durer un revenu étranger. À la mi-2026, un dollar américain vaut environ 3 590 MNT (Xe), alors vérifiez le taux en direct avant de bâtir votre budget.

À partir des chiffres participatifs actuels de Numbeo, voici un ordre de grandeur à Oulan-Bator :

  • Loyer, un deux-pièces en centre-ville : autour de 2,1 millions de MNT par mois (environ 580 USD). En dehors du centre, plutôt 1,6 million de MNT (environ 445 USD).
  • Courses : le litre de lait coûte environ 5 000 MNT (environ 1,40 USD), une douzaine d’œufs à peu près 7 600 MNT (environ 2,10 USD), les filets de poulet autour de 17 600 MNT le kilo (environ 4,90 USD).
  • Au restaurant : un repas dans un établissement bon marché revient à environ 20 000 MNT (environ 5,50 USD).
  • Les charges d’un appartement de taille moyenne tournent autour de 256 000 MNT par mois (environ 70 USD), mais le chauffage d’hiver fait grimper la facture d’un coup.
  • Un abonnement mensuel de transport coûte environ 60 000 MNT (environ 17 USD).

Prévoyez un peu plus pour les produits importés, les marques occidentales et un chauffage fiable. Ce sont des estimations qui bougent avec le taux de change et la saison : traitez-les comme un point de départ, pas comme un devis.

Visa nomade numérique et entrée en Mongolie

Voici la vérité toute simple : la Mongolie n’a pas de visa nomade numérique. Il n’existe aucun permis dédié au travail à distance, et aucun n’a été annoncé. Ne construisez rien autour de cette idée.

Ce que la Mongolie propose, en revanche, c’est une entrée sans visa généreuse pour les touristes, dans le cadre de son effort récent pour développer le tourisme. De nombreuses nationalités, dont les citoyens américains, peuvent entrer sans visa pour des séjours allant jusqu’à 90 jours ; plusieurs passeports de l’UE bénéficient de fenêtres plus courtes (souvent 30 jours), et la durée exacte change selon le pays, alors confirmez la vôtre avant de réserver. Vérifiez les règles en vigueur auprès de l’Agence de l’immigration de Mongolie et de la page Mongolie du Département d’État américain.

Une règle prend beaucoup de monde au dépourvu : si vous restez plus de 30 jours, vous devez en général vous enregistrer auprès de l’autorité d’immigration dans la semaine qui suit votre arrivée. Si vous l’oubliez, vous risquez une amende à la sortie.

Pour tout ce qui dépasse une longue visite, les voies réalistes sont un visa de travail (emploi) rattaché à un employeur mongol, un visa d’investisseur ou un visa d’études, chacun exigeant un parrainage puis un titre de séjour. Ces démarches sont lentes et lourdes en documents. Un contournement courant consiste à entrer sans visa, à travailler discrètement sur des revenus étrangers et à faire des sorties de territoire, mais comprenez bien que le statut de touriste n’autorise pas le travail local, et que les règles peuvent se durcir. Avant de vous engager, passez votre nationalité dans notre vérificateur de visa nomade numérique pour comparer les options d’entrée du moment côte à côte.

Résidence fiscale et la règle des 183 jours

La fiscalité, c’est là que les nomades trop insouciants se font piéger, alors lisez ce passage deux fois. Selon les règles mongoles, vous devenez contribuable résident si vous séjournez dans le pays 183 jours ou plus sur une période de 12 mois consécutifs, ou si vous tirez 50 % ou plus de votre revenu imposable total de sources mongoles (PwC Worldwide Tax Summaries).

Franchissez cette barre des 183 jours et, en principe, la Mongolie peut vous imposer comme résident. L’impôt sur le revenu des personnes physiques résidentes est progressif : environ 10 % sur le revenu imposable annuel jusqu’à 120 millions de MNT, 15 % sur la tranche suivante, et 20 % au-delà de 180 millions de MNT. Les non-résidents paient un taux forfaitaire de 20 % sur les revenus de source mongole (PwC).

La subtilité pour les travailleurs à distance : le fait que votre salaire étranger devienne imposable en Mongolie dépend de votre statut de résidence, de la source du revenu, et de toute convention fiscale entre la Mongolie et votre pays d’origine. Ceci est informatif, ce n’est pas un conseil. La situation de chacun diffère, et le réseau de conventions de la Mongolie est plus restreint que la moyenne, alors consultez un comptable local qualifié avant de supposer quoi que ce soit.

Si vous partez de France, un point mérite toute votre attention : la France impose selon le domicile fiscal, pas selon la nationalité. Pour devenir non-résident fiscal, il faut réellement déplacer votre foyer et votre lieu de séjour principal hors de France, au sens de l’article 4 B du Code général des impôts (foyer, activité professionnelle principale, centre des intérêts économiques). Vous devez signaler votre départ à votre centre des finances publiques, qui transfère ensuite votre dossier au Centre des Impôts des Non-Résidents (le CINR, rattaché à la DGFiP et basé à Noisy-le-Grand). Attention : même une fois non-résident, vous restez imposable en France sur vos revenus de source française, par exemple un bien locatif que vous gardez sur place. Et compte tenu du réseau conventionnel réduit de la Mongolie, ne présumez pas qu’une convention franco-mongole viendra vous protéger d’une double imposition : faites confirmer votre cas avant de partir. Pour vérifier rapidement où vous risquez de déclencher une résidence fiscale le long de votre parcours, essayez notre vérificateur de résidence fiscale, puis faites confirmer les chiffres par un professionnel avant de déclarer.

Santé et assurance

Fixez vos attentes honnêtement : le système de santé mongol s’est amélioré, mais pour tout cas sérieux, les expatriés et leurs assureurs procèdent couramment à une évacuation vers Séoul, Pékin ou Bangkok. Anticipez cette réalité.

Les hôpitaux publics comme les Hôpitaux centraux d’État (dont Shastin) traitent les urgences à faible coût mais sont bondés, et l’anglais y est rare. La plupart des étrangers passent par des cliniques privées à Oulan-Bator. L’hôpital Intermed est le fleuron moderne, doté d’installations aux normes internationales. SOS Medica Mongolia (membre du réseau International SOS) est la référence pour les expatriés qui veulent des soins en anglais et une coordination d’évacuation. Les hôpitaux d’affiliation coréenne comme UB Songdo et Grand Med sont eux aussi appréciés.

Une consultation chez un généraliste privé reste abordable selon les standards occidentaux, souvent quelques dizaines de dollars, mais les diagnostics avancés et la chirurgie sont limités, et c’est justement pour cela que le volet évacuation compte le plus. La chose la plus importante que vous puissiez acheter, c’est une assurance santé internationale qui couvre explicitement l’évacuation médicale depuis la Mongolie. Les formules adaptées aux nomades (SafetyWing, Cigna Global, Allianz Care et similaires) la proposent toutes, mais lisez attentivement la clause d’évacuation et confirmez que la Mongolie est bien couverte. Emportez aussi une trousse médicale de base, car certains médicaments sur ordonnance sont difficiles à retrouver sur place.

Argent, banque et installation

La Mongolie fonctionne davantage à l’argent liquide et à la carte que vous ne l’imaginez. Les paiements par carte (Visa et Mastercard) sont largement acceptés dans les boutiques, restaurants et hôtels d’Oulan-Bator, et les distributeurs sont nombreux en ville, mais ils se raréfient vite à la campagne, alors gardez du liquide sur vous quand vous voyagez.

Ouvrir un compte bancaire local (Khan Bank, Golomt Bank et TDB sont les grands noms) est possible mais nécessite en général un titre de séjour et une adresse enregistrée, ce qui nous ramène à la question du visa. La plupart des travailleurs à distance en court ou moyen séjour s’en passent et misent sur une bonne carte multidevises comme Wise ou Revolut, plus des retraits aux distributeurs locaux. Prévenez votre banque d’origine que vous voyagez, pour que vos cartes ne soient pas bloquées.

Pour vos premières semaines : procurez-vous une carte SIM locale sans attendre (Mobicom ou Unitel, données prépayées bon marché, munissez-vous de votre passeport), car un numéro mongol facilite tout, des applis de VTC aux livraisons. Réservez un appartement avec services ou une location au mois via une agence locale plutôt que de vous engager sans avoir rien vu ; la qualité du chauffage et de l’isolation varie énormément et compte bien plus que ce que suggèrent les photos. Apprenez l’alphabet cyrillique avant d’arriver, car il vous ouvre d’un coup les panneaux de rue et les menus. Et si vous atterrissez en automne, achetez tôt un vrai équipement d’hiver : le froid arrive vite et fort.

La Mongolie n’est pas un déménagement facile, et elle ne prétend pas l’être. Mais pour la bonne personne, c’est l’un des endroits les plus marquants où poser vos valises, et votre argent y va très loin.

Les chiffres sont des estimations. Vérifiez toujours la source officielle.

Questions fréquentes

Mongolie : existe-t-il un visa nomade ?
Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.
Mongolie : quand devient-on résident fiscal ?
Vous êtes probablement résident fiscal si vous séjournez plus de 183 jours sur une période de 12 mois consécutifs ; au-delà, la Mongolie impose généralement les revenus mondiaux, y compris les salaires de source étrangère.
Mongolie : quel est le coût de la vie ?
Le coût de la vie est bas et la monnaie locale est le MNT. Considérez les chiffres comme des estimations.
Mongolie : faut-il une assurance santé ?
Les soins publics sont limités en dehors d'Oulan-Bator et les étrangers paient en espèces, c'est pourquoi une assurance complète incluant le rapatriement sanitaire est vivement conseillée.
Mongolie : peut-on conduire avec un permis étranger ?
Munissez-vous d'un permis de conduire international de la Convention de Vienne de 1968 ; les permis Genève de 1949 (par exemple ceux des États-Unis et du Canada) peuvent ne pas être acceptés sans une traduction mongole certifiée, et l'assurance automobile est obligatoire.

Termes utiles à connaître

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Passez à la pratique

Dernière vérification: 2026-07-25

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