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Glossaire

ETIAS (système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages)

ETIAS est la future autorisation de voyage en ligne de l’UE pour les voyageurs non européens exemptés de visa qui viennent pour un court séjour dans 30 pays européens. Elle coûtera 20 euros, ce n’est pas un visa, et elle n’est pas encore en service : l’UE annoncera la date plusieurs mois à l’avance.

ETIAS est un contrôle à passer avant le départ, pour les voyageurs qui n’ont pas besoin de visa pour venir en Europe. Le principe : un court formulaire en ligne, des frais à payer, puis une réponse, oui ou non, rattachée au passeport. Si vous connaissez l’ESTA américain ou l’ETA britannique, c’est la même formalité, version européenne. Ce n’est pas un visa. ETIAS ne permet ni de vivre, ni de travailler, ni d’étudier durablement où que ce soit.

Vous êtes français ? Vous n’aurez rien à demander pour vous-même. Même chose si vous avez une double nationalité, française et américaine par exemple, tant que vous voyagez avec votre passeport français. Vous serez concerné par ricochet, à travers vos proches : un conjoint américain, des amis canadiens ou une famille britannique qui viennent vous voir en France devront y penser une fois le système lancé.

Qui en aura besoin

Il vous faudra ETIAS si trois conditions sont réunies :

  • vous n’êtes ressortissant ni d’un pays de l’UE, ni de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège ou de la Suisse ;
  • votre pays figure sur la liste des pays exemptés de visa (l’UE en compte 59, pays et territoires confondus ; les Britanniques en font partie, sauf ceux couverts par l’accord de retrait) ;
  • vous vous rendez pour un court séjour dans l’un des 30 pays européens qui l’exigeront.

La limite de séjour, elle, ne change pas : jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours, avec le même décompte glissant que la règle des 90/180 jours. Un détail à connaître : Chypre figure dans la liste ETIAS, mais décompte ses jours séparément de l’espace Schengen.

À l’inverse, vous n’en aurez pas besoin si vous détenez déjà un visa pour ce voyage, un titre de séjour délivré par l’un des pays ETIAS (un titre chypriote fait exception), ou une carte de séjour de membre de famille d’un citoyen de l’UE délivrée par un pays ETIAS ou par l’Irlande. Les ressortissants de ces 30 pays ou de l’Irlande en sont dispensés aussi, même s’ils ont un autre passeport, du moment qu’ils voyagent avec le passeport européen.

Prix, validité et délais

La demande coûte 20 € sur le site officiel. Les moins de 18 ans et les plus de 70 ans ne paient pas, tout comme les membres de famille de citoyens de l’UE qui remplissent les conditions. En cas de refus, les frais ne sont pas remboursés.

Une fois accordée, l’autorisation ETIAS vaut trois ans, ou jusqu’à l’expiration du passeport si celle-ci arrive avant. Nouveau passeport, nouvelle demande.

Côté délais, l’UE indique que la plupart des réponses arrivent en quelques minutes, et au plus tard sous 96 heures. Si l’on vous réclame des informations complémentaires ou que l’on vous convoque à un entretien, cela peut prendre jusqu’à 30 jours de plus. Ne vous y prenez donc pas la veille du départ.

Quand ça commence

Au 3 octobre 2026, ETIAS ne fonctionne pas et aucune demande n’est collectée. Le site officiel d’ETIAS indique que la date exacte de lancement sera annoncée plusieurs mois à l’avance. Son calendrier officiel, repris dans ses articles d’actualité de 2026, prévoit ETIAS au dernier trimestre 2026, après le système d’entrée/de sortie, et précise que le lancement sera suivi de périodes de transition et de grâce d’au moins 12 mois. Si vous lisez une date ferme ailleurs, méfiez-vous tant qu’elle n’apparaît pas sur le site officiel.

Le piège que l’on oublie

Tapez « demande ETIAS » dans un moteur de recherche : les sites non officiels ne manquent pas. L’UE prévient que certains prétendent faussement accepter les demandes, ou facturent plus que les 20 € prévus. Elle affirme que son propre site (et l’application officielle, une fois ETIAS lancé) est le seul endroit où déposer directement une demande. Les sites intermédiaires, eux, collectent vos données, déposent la demande à votre place sur le site officiel et peuvent ajouter leurs propres frais. Et aujourd’hui, tout site qui encaisse de l’argent pour ETIAS vous fait payer quelque chose qui n’existe pas encore. Si c’est vous qui recevez, donnez à vos invités l’adresse du site officiel plutôt que de les laisser chercher.

Autre point : une autorisation ETIAS valide vous permet d’embarquer, mais elle ne garantit pas l’entrée. Le garde-frontière a toujours le dernier mot, et vos jours continuent d’être comptés. Si vous pensez rester au-delà de la limite du court séjour, regardez plutôt du côté d’un visa de long séjour. Le vérificateur de visa est un bon point de départ, et le calculateur Schengen vous montre combien de jours de court séjour il vous reste.

Ces informations sont d’ordre général et ne constituent pas un conseil : les règles changent et dépendent de votre nationalité et de votre situation, alors vérifiez les détails sur le site officiel ETIAS de l’UE ou auprès de l’autorité compétente avant de partir.

Où cela apparaît en pratique

  • À la réservation d’un vol pour l’Europe avec un passeport exempté de visa, une fois que les compagnies aériennes vérifieront l’autorisation ETIAS à l’enregistrement.
  • Dans les résultats de recherche, quand des sites calqués sur le site officiel, avec des frais en plus, apparaissent souvent avant lui.
  • Au renouvellement du passeport, qui impose une nouvelle demande ETIAS même si l’ancienne autorisation n’avait pas expiré.

Passez à la pratique

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