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Islande : visas, impôts et coût de la vie

S'installer en Islande en télétravail : l'Islande a supprimé son visa télétravail en mai 2026, plus les coûts réels de Reykjavik, résidence fiscale, santé et banque.

Islande : visas, impôts et coût de la vie
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Votre installation en Islande avec un passeport de Royaume-Uni

  • VisiterFacileEntrée sans visa
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Sans visa jusqu’à 90 jours. Voyagez avec un passeport valable pour tout le séjour, un billet retour et de quoi subvenir à vos besoins.

Validité du passeport: Passeport valable au moins 3 mois après la date de départ prévue et délivré depuis moins de 10 ans.

À noter: Le système d'entrée/sortie (EES) de l'UE a démarré progressivement le 12 octobre 2025 et fonctionne pleinement, à la place des tampons sur le passeport, depuis le 10 avril 2026. ETIAS, en revanche, n'est pas encore en service : la Commission européenne indique qu'aucune date de lancement n'est fixée et qu'elle sera annoncée plusieurs mois à l'avance, pour un tarif fixé à 20 euros.

À la frontière: On peut vous demander votre passeport, un billet de continuation ou de retour, des ressources suffisantes et les coordonnées de votre hébergement.

Travail à distance

Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.

Fiscalité et résidence

Au-delà de 183 jours au total sur une période de 12 mois, vous devenez résident fiscal à obligation illimitée sur vos revenus mondiaux, et les absences ordinaires comme les vacances comptent dans ce total (loi sur l'impôt sur le revenu n° 90/2003, art. 1). Avoir son domicile en Islande vous rend résident quel que soit le nombre de jours, tandis que les non-résidents ne sont imposés que sur leurs revenus de source islandaise. Si vous partez en radiant votre domicile islandais, l'Islande peut continuer à imposer vos revenus mondiaux pendant trois ans à compter du 1er janvier qui suit votre départ, sauf si vous prouvez être imposé comme résident ailleurs. (estimation)

Le Royaume-Uni détermine la résidence avec le Statutory Residence Test (jours passés au Royaume-Uni et liens personnels). En tant que non-résident, vous êtes en général imposé uniquement sur les revenus britanniques ; lorsqu’elle existe, une convention fiscale avec la destination décide qui impose quoi.

En pratique

Monnaie: ISK. Coût de la vie: élevé.

Santé: Le système public suppose un domicile légal enregistré, et la couverture ne commence en général que trois mois après l'inscription de ce domicile au registre national ; il vous faut donc une assurance privée entre-temps. Les personnes venues de l'EEE, du Royaume-Uni, de Suisse, des pays nordiques, du Groenland ou des îles Féroé qui y étaient assurées peuvent être couvertes plus vite. Le titre de séjour de courte durée ne permet pas d'enregistrer un domicile légal, il ne mène donc jamais à la couverture publique.

Conduite: Les permis EEE/UE sont valables ; beaucoup de visiteurs hors EEE peuvent conduire à court terme avec leur permis national, mais un permis de conduire international reste un complément utile.

Sources: Directorate of Immigration - Short-term residence permit · Directorate of Immigration - Visa services transferred to the Ministry for Foreign Affairs (13 May 2026) · Althingi - Act on Foreigners no. 80/2016, art. 21 (short-term residence permit) · Althingi - Visa Act no. 37/2026 · Althingi - Income Tax Act no. 90/2003, art. 1 (tax residence) · Skatturinn - Iceland Revenue and Customs (tax) · Iceland Health - Health insurance when moving to Iceland · European Commission - Entry/Exit System (EES) · European Commission - ETIAS · GOV.UK: tax on foreign income · HMRC: double-taxation treaties

Estimations, pas des conseils. Vérifiez auprès des sources officielles avant d’agir.

Faut-il vous installer en Islande ?

L’Islande, c’est le genre d’endroit qui rend fades toutes vos photos prises ailleurs. Glaciers, plages de sable noir, bassins géothermiques où l’on se prélasse sous les flocons, et une capitale, Reykjavik, qui ressemble davantage à une petite ville d’artistes qu’à une capitale européenne. Pour un travailleur à distance, le pays est sûr, propre, l’anglais se parle presque partout, et la connexion internet est franchement excellente. Si votre travail tient dans un ordinateur portable et une bonne connexion, le côté pratique roule tout seul.

Le hic, c’est le prix. Et l’isolement. L’Islande est l’un des pays les plus chers de la planète au quotidien, et il n’existe aucun coin bon marché où se replier. Presque tout le monde s’installe à Reykjavik ou dans les villes voisines de Kopavogur et Hafnarfjordur, parce que c’est là que se trouvent les emplois, les cafés et les espaces de coworking. Akureyri, dans le nord, est la seule vraie deuxième option. Les hivers sont sombres (quelques heures de lumière en décembre) et le vent peut être d’une rare violence. L’été, à l’inverse, la nuit ne tombe presque jamais.

Un budget réaliste pour une personne seule à Reykjavik tourne autour de 500 000 à 650 000 ISK par mois une fois le loyer inclus, soit très grossièrement 3 000 à 4 000 EUR. Ce pays convient aux gens qui gagnent bien leur vie, aiment le grand air, et préfèrent le calme et la sécurité à la vie nocturne et à la variété. Il ne convient à personne qui essaie d’étirer un revenu modeste.

Le coût de la vie en Islande

Le loyer, c’est le chiffre qui fait tomber les gens de leur chaise. Un deux-pièces dans le centre de Reykjavik coûte environ 270 000 à 350 000 ISK par mois, avec une moyenne autour de 304 000 ISK (près de 2 000 EUR), d’après les données de Numbeo sur Reykjavik. Tout le reste vient s’empiler par-dessus. Numbeo estime les dépenses mensuelles d’une personne seule, hors loyer, à environ 197 000 ISK, ce qui reste élevé à l’échelle européenne.

Les courses sont salées parce qu’une grande partie est importée : comptez environ 250 ISK pour un litre de lait, à peu près 530 ISK pour un pain, et autour de 3 000 ISK le kilo de poulet. Le restaurant est un plaisir, pas une habitude. Un repas dans un restaurant bon marché tourne autour de 3 500 ISK, et un dîner trois plats pour deux dans un établissement de gamme moyenne frôle les 16 500 ISK avant les boissons (l’alcool est lourdement taxé, une bière au bar peut donc atteindre 1 500 ISK ou plus). Le bon côté : l’eau du robinet est superbe, le chauffage géothermique maintient les factures d’énergie plus basses que le climat ne le laisse croire, et les piscines, qui font office de vie sociale nationale, ne coûtent que quelques centaines de couronnes. Prenez tous ces montants comme des ordres de grandeur et vérifiez les prix du moment avant de partir.

L’Islande n’a plus de visa télétravail

L’Islande gérait bel et bien une filière télétravail très précise, et beaucoup de pages la décrivent encore comme si elle existait. Elle a disparu. La loi sur les visas n° 37/2026 est entrée en vigueur le 12 mai 2026 et a abrogé la disposition sur les visas de long séjour de la loi sur les étrangers ; le lendemain, la Direction de l’immigration (Utlendingastofnun) a confirmé qu’elle ne délivrait plus ces visas et que le traitement des visas passait au ministère des Affaires étrangères. Si vous tombez sur un visa islandais de 180 jours pour travailleurs à distance avec une barre de revenu à un million de couronnes, vous lisez une page périmée.

Ce qui a pris sa place ne le remplace pas. Le titre de séjour de courte durée couvre bien les séjours de plus de 90 jours, mais seulement pour les proches venus en visite prolongée et pour les artistes, scientifiques et sportifs. Il dure 180 jours au maximum, ne se renouvelle ni ne se prolonge, n’est accordé qu’une fois par période de 12 mois, et ses titulaires ne sont pas autorisés à travailler, sauf dans quelques cas très étroits. Il ne permet même pas d’enregistrer un domicile légal. La demande est refusée d’emblée si votre motif réel relève d’un autre titre, donc se présenter comme travailleur à distance n’est pas une porte dérobée.

Voici donc la situation honnête aujourd’hui. Si votre passeport est exempté de visa Schengen (Américains, Canadiens, Australiens et assimilés), vous travaillez depuis l’Islande sur les 90 jours par période de 180 habituels, puis vous repartez. Sinon, vous demandez un visa Schengen de court séjour. En tant que citoyen français, rien de tout cela ne vous concerne : la libre circulation vous permet toujours de vivre en Islande et de vous enregistrer sur place. Notre outil de vérification du visa nomade numérique est un moyen rapide de voir quels pays gardent une vraie filière.

Résidence fiscale et la règle des 183 jours

L’Islande fixe sa frontière fiscale d’après le temps passé dans le pays. Au-delà de 183 jours au total sur une période de douze mois, vous devenez résident fiscal à obligation illimitée, ce qui signifie que l’Islande peut imposer votre revenu mondial, au titre de l’article premier de la loi sur l’impôt sur le revenu n° 90/2003. Les absences ordinaires comptent dans ce total, deux semaines ailleurs ne remettent donc pas le compteur à zéro. En dessous de cette limite, vous êtes à obligation limitée : seuls les revenus de source islandaise sont imposés, ce que l’administration fiscale islandaise (Skatturinn) résume en gros comme un test de six mois.

Deux choses que ce test ne dit pas. Avoir un domicile enregistré en Islande vous rend résident quel que soit le nombre de jours, le calendrier n’est donc pas le seul déclencheur. Et la règle joue aussi au départ : si vous quittez le pays en radiant votre domicile islandais, l’Islande peut continuer à imposer votre revenu mondial pendant trois ans à compter du 1er janvier qui suit votre départ, sauf à prouver que vous êtes imposé comme résident ailleurs.

Les taux ne sont pas tendres. Pour 2026, les tranches s’échelonnent d’environ 31,49 % sur les revenus jusqu’à 498 122 ISK par mois, à près de 37,99 % jusqu’à 1 398 450 ISK, puis autour de 46,29 % au-delà, avec un crédit d’impôt personnel mensuel d’environ 72 492 ISK qui allège la note. Traitez ces valeurs comme des estimations sourcées et confirmez les chiffres actuels auprès de Skatturinn.

Un point qui compte pour un lecteur qui quitte la France : partir ne suffit pas à couper le lien fiscal, il faut le faire proprement. La France impose sur la base de la résidence, et votre domicile fiscal se juge sur les critères de l’article 4 B du Code général des impôts (foyer, lieu de séjour principal, activité, centre des intérêts économiques). Concrètement, l’année de votre départ, vous déposez une dernière déclaration en signalant votre nouvelle adresse hors de France, puis votre dossier bascule vers le Centre des Impôts des Non-Résidents (CINR), à Noisy-le-Grand, qui devient votre interlocuteur unique. Une fois non-résident, vous ne restez imposable en France que sur vos revenus de source française (un bien loué, par exemple), et non sur ce que vous gagnez en télétravail depuis Reykjavik. Attention à ne pas tomber entre deux chaises : si vous basculez au-dessus de la ligne de résidence islandaise tout en gardant des attaches fortes en France, les deux pays peuvent vous considérer chacun comme leur résident, et c’est la convention fiscale entre la France et l’Islande qui départage. Ceci est informatif, pas un conseil : faites vos propres calculs avec notre outil de résidence fiscale, puis validez avec un comptable islandais qualifié (et, côté français, le CINR) avant de déclarer quoi que ce soit.

Santé et assurance

Le système public islandais est excellent et universel pour les résidents, piloté par l’Assurance maladie islandaise (Sjukratryggingar Islands). Le détail important pour les nouveaux venus : il vous faut d’abord un domicile légal enregistré au registre national, et la couverture ne commence en général que trois mois après cette inscription. Les personnes venues de l’EEE, du Royaume-Uni, de Suisse, des pays nordiques, du Groenland ou des îles Féroé qui y étaient assurées peuvent être couvertes plus vite. Tant que vous n’êtes pas couvert, vous payez les soins au prix fort, souscrivez donc une assurance privée. Avec un titre de séjour de courte durée, vous n’y arrivez jamais, puisque ce titre ne permet pas de domicile légal.

L’hôpital principal est Landspitali, l’hôpital universitaire national de Reykjavik, épaulé par des hôpitaux régionaux et des centres de santé locaux (heilsugaeslan) pour les soins courants. Le niveau est élevé, mais le pays est petit, si bien que les délais pour un spécialiste non urgent peuvent être longs et certains soins complexes sont adressés à l’étranger. Prévoyez une solide assurance santé voyage ou expatrié couvrant tout le séjour ; les primes varient énormément selon l’âge et l’étendue de la garantie, demandez donc des devis plutôt que de vous fier à un seul chiffre.

Argent, banque et installation

En Islande, on ne règle presque plus rien en espèces. Les cartes et le sans-contact fonctionnent partout, de la plus petite maison d’hôtes aux horodateurs, vous pouvez donc débarquer et vous débrouiller avec votre carte bancaire actuelle et un service comme Wise pendant les premières semaines.

Ouvrir un compte local, c’est la partie fastidieuse. Les banques (Landsbankinn, Islandsbanki et Arion Banki sont les trois grandes) voudront votre kennitala, le numéro d’identité national qui débloque à peu près tout en Islande, du contrat téléphonique à l’abonnement en salle de sport. Obtenir un kennitala est simple pour les résidents enregistrés, mais plus flou lors d’un court séjour, demandez donc directement à la banque ce qu’elle accepte avant de faire la queue. Pour le reste, s’installer est facile selon les standards de l’expatriation : prenez un abonnement à la piscine, apprenez quelques mots d’islandais même si tout le monde parle anglais, et acceptez que votre véritable adversaire soit la météo, et non la paperasse.

Les chiffres sont des estimations. Vérifiez toujours la source officielle.

Questions fréquentes

Islande : existe-t-il un visa nomade ?
Pas de visa nomade dédié ; on passe en général par un titre de séjour classique.
Islande : quand devient-on résident fiscal ?
Au-delà de 183 jours au total sur une période de 12 mois, vous devenez résident fiscal à obligation illimitée sur vos revenus mondiaux, et les absences ordinaires comme les vacances comptent dans ce total (loi sur l'impôt sur le revenu n° 90/2003, art. 1). Avoir son domicile en Islande vous rend résident quel que soit le nombre de jours, tandis que les non-résidents ne sont imposés que sur leurs revenus de source islandaise. Si vous partez en radiant votre domicile islandais, l'Islande peut continuer à imposer vos revenus mondiaux pendant trois ans à compter du 1er janvier qui suit votre départ, sauf si vous prouvez être imposé comme résident ailleurs.
Islande : quel est le coût de la vie ?
Le coût de la vie est élevé et la monnaie locale est le ISK. Considérez les chiffres comme des estimations.
Islande : faut-il une assurance santé ?
Le système public suppose un domicile légal enregistré, et la couverture ne commence en général que trois mois après l'inscription de ce domicile au registre national ; il vous faut donc une assurance privée entre-temps. Les personnes venues de l'EEE, du Royaume-Uni, de Suisse, des pays nordiques, du Groenland ou des îles Féroé qui y étaient assurées peuvent être couvertes plus vite. Le titre de séjour de courte durée ne permet pas d'enregistrer un domicile légal, il ne mène donc jamais à la couverture publique.
Islande : peut-on conduire avec un permis étranger ?
Les permis EEE/UE sont valables ; beaucoup de visiteurs hors EEE peuvent conduire à court terme avec leur permis national, mais un permis de conduire international reste un complément utile.

Termes utiles à connaître

Europe : d’autres pays à explorer

Passez à la pratique

Dernière vérification: 2026-09-05

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